23 août 2017

Quel référencement pour les collectivités locales ?

Quel référencement pour les collectivités locales ?

Article publié originellement le 8 septembre 2010 sur Search Engine Feng Shui.

A première vue, on pourrait croire que certains acteurs du Web n’ont pas besoin de référencement naturel, et encore moins de liens sponsorisés. C’est par exemple le cas des collectivités locales, mairies, communautés de communes et d’agglomération, dont la communication semble se faire parfois autour d’une simple dénomination. Ainsi, apparaître sur le nom de sa ville (Louviers ou Lagny-sur-Marne…) ou sur celui de son regroupement (Portes de l’Eure ou Marne et Gondoire) suffit largement aux yeux de biens des décideurs. Mais c’est réduire un peu rapidement la notion de service et les possibilités affinitaires du Web.

En dehors de sa marque, quelles sont alors possibilités de ciblage pour une collectivité locale ? Deux au moins sont évidentes. Tout d’abord, l’information relative aux services de la collectivité (démarches administratives, horaires des permanences, voire calendrier de ramassage des déchets encombrants…) Ces informations constituent aujourd’hui le cœur de nombreux sites municipaux de taille moyenne ou modeste, mais restent assez souvent peu accessibles aux internautes. Les raisons en sont diverses et vont du manque de moyens à l’absence de connaissance des règles d’ergonomie et d’accessibilité. Si ce type d’information, basique, est déjà difficile à trouver sur un site, on imagine avec peine son accessibilité via Google.
Sur ces informations précises, et surtout géolocalisées, il serait pourtant facile d’envisager un positionnement prioritaire des sites locaux. C’est le plus souvent l’affaire de quelques questions d’architecture et de la mise en avant de pages dédiées. Le service rendu aux internautes, et l’image de la commune sur Internet s’en sortirait fortement grandie. Sur le long terme, on peut aller jusqu’à imaginer une exploitation des micro formats par Google pour afficher directement en page de résultat ces informations. Le plus pour les internautes serait indéniable et Google marquerait encore le pas sur le marché de la recherche locale.

Deuxième secteur sur lequel le positionnement local prend tout son sens, le tourisme et surtout le petit patrimoine. L’apparition de sites simples, exploitant les bases de données patrimoniales comme Topic-Topos l’ont prouvé, il existe sur Internet un intérêt croissant pour la connaissance du patrimoine local et de son histoire. Et plus encore que les Comités Départementaux ou les Offices de tourisme, ce sont les communautés de communes et les villes mêmes qui peuvent profiter de cette audience. En combinant les connaissances locales et la puissance d’une marque territoriale, les collectivités locales ont toute la légitimité pour répondre avec le plus de pertinence aux interrogations des internautes. Là aussi, en améliorant à la fois leur image et la qualité de service qu’ils rendent aux public…

Reste la question cruciale quand on parle des collectivités locales : quel budget ? Si on ne parle que des deux ciblages définis ici, l’investissement est souvent minime pour un site déjà installé. L’information pure à fournir aux internautes est déjà présente sur de nombreux sites, ou ad minima disponible auprès des municipalités. Reste la volonté et la compétence pour mettre en avant celle-ci… on parlerait alors d’une prestation de conseil pur, qui ne se chiffre qu’à quelques jours d’intervention sur un site… Un chantier qui ne devrait finalement pas amputer de beaucoup le budget des communes moyennes. Pour un service maximum rendu aux internautes !

A propos François Houste 418 Articles
Ange Gardien Numérique Ancien journaliste et chef de produit en hébergement digital. Aujourd'hui Directeur Conseil au sein d'une agence marketing. François travaille avec ses clients à mieux appréhender la révolution numérique et son impact sur le quotidien. Technophile, enthousiaste, nourri de web, de fun et de musique.
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