23 août 2017

SMX Paris, retour sur deux jours d’expertise en référencement

Le cycle de conférences SMX Paris, centré principalement sur les techniques du Search Marketing, s’est tenu hier et avant-hier à Paris. Deux jours de conférences finalement assez denses où agences et consultants indépendants ont présenté pas mal de cas clients et de retour d’expérience sur leurs stratégies de référencement. Pour ceux qui n’ont pas suivi ces deux journées en réel ou via Twitter (tag #SMXParis), voilà quelques points qu’il fallait absolument retenir :

  • SEO et ergonomie ne sont pas incompatibles. Tout est affaire de bonnes pratiques, d’intelligence et de compromis. Retenez toutefois que l’ergonomie ne s’invente pas, elle reste affaire d’experts en expérience utilisateur, et surtout dépend du contexte de contenu et de visiteur. Il y a en fait autant de règles d’ergonomie qu’il y a de publics et de sujets différents ! La présentation conjointe de Virginie Clève (Le Figaro) et Amélie Boucher (Ergolab) était exemplaire !
  • L’optimisation vidéo peut être une stratégie d’acquisition à part entière à condition de prendre en compte l’ensemble de sa chaîne de valeur : création des contenus vidéos et éditoriaux, diffusion multiplateforme, mise en avant de liens vers le site transactionnel final – y compris via des publicités – analyse du ROI via Analytics. Une chaîne de projet complète brillamment expliquée par Alexandre Garnier (AWE) sur le cas client EasyVoyage.
  • Le référencement saisonnier (sur de l’évènementiel ou sur des cycles de produits) se prépare au minimum 3 mois à l’avance pour être prêt à apparaître au bon moment dans les moteurs de recherche. Le cas présenté par Mathieu Dhordain (Belambra Club) et David Eichholtzer (WAM Référencement) mettait parfaitement en avant les enjeux du référencement des saisons touristiques sur des catalogues été/hiver, et au delà, l’importance de convaincre et prouver la performance des actions, au plus haut niveau, chez le client. Une belle leçon de la réalité du travail d’agence.
  • Les micro formats et les réponses intégrées de Google (les fameuses OneBox) devraient prendre de plus en plus d’importance dans les mois à venir. Les chantiers de standardisation et d’acceptation de ces données (avis, auteur, notions purement métier…) restent toutefois à finaliser pour de nombreux acteurs, et les micro formats restent encore un laboratoire grandeur nature pour Google qui valide manuellement nombre de sites. Ce sera tout de même un point crucial de la visibilité des sites d’avis et de voyage dans le futur. La présentation faites par Laurent Bourrely et Olivier Tassel a permis à beaucoup de découvrir le sujet.
  • Paul Sanches et Aurélien Delefosse ont enfin brillamment présenté les techniques du Negative SEO, ou comment nuire au positionnement d’autrui de manière intelligente. Beaucoup d’idées qui, si elles ne sont bien entendu pas applicables dans un business « propre », laissent la porte ouverte à beaucoup de développement possible.

Pour ma part, je présentais hier une session sur les KPI et le ROI du référencement en compagnie de Sébastien Monnier (Woptimo). Pour ceux qui veulent retrouver cette présentation dédiée au e-tourisme et aux logiques d’attribution management, la voici :

Bonne lecture, et rendez-vous l’an prochain pour une troisième édition de SMX Paris tout aussi brillante. Et bravo encore une fois aux organisateurs de l’évènement !

A propos François Houste 418 Articles
Ange Gardien Numérique Ancien journaliste et chef de produit en hébergement digital. Aujourd'hui Directeur Conseil au sein d'une agence marketing. François travaille avec ses clients à mieux appréhender la révolution numérique et son impact sur le quotidien. Technophile, enthousiaste, nourri de web, de fun et de musique.

6 Comments

  1. Merci du retour François.
    Une question restée sans réponse dans le flux SMXParis… Avec des vidéos en plusieurs langues, est-il préférable en terme de SEO d’avoir une chaîne vidéo par langue ou une seule chaîne vidéo avec les vidéos dans toutes les langues ?

    • sans avoir fait moi-même le test, je dirais que l’unité linguistique est tellement importante pour Google d’un point de vue de la pertinence qu’il est préférable de créer une chaîne par langue. L’ensemble des contenus éditoriaux présentés se retrouvent ainsi dans une même « coque » de langage et se positionnent d’autant mieux sur les différentes versions des moteurs. Mais ce n’est qu’un avis théorique qui demande une application concrète !

  2. Merci pour cette réponse que je partage sur le principe ! Ceci dit dans l’application concrète comme tu le suggères, je me rends compte que Youtube n’offre quasiment aucune possibilité pour configurer une chaîne dans une langue spécifique d’autant qu’un compte Google égale une chaîne, pas forcément pratique à gérer… Souvent ce sont les vidéos en elles-mêmes qui sont référencées non pas la chaîne qui apparaît ainsi comme une coquille… vide ! Bref la question se pose finalement plus en termes d’ergonomie que de SEO. Et si la BBC peut se permettre plusieurs chaînes par langue, c’est moins le cas des destinations touristiques dont la production est beaucoup moins importante. Bref au final, je tranche pour une seule chaîne pour toutes les langues sans une totale certitude mais une certaine pondération des avantages/inconvénients :-))

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