26 avril 2017

Ratatouille, ou comment la Réalité Augmentée vient au secours de la promotion des marques

Le parc Disneyland Paris ouvrira le 10 juillet prochain une toute nouvelle attraction dédiée à… Ratatouille. Le célèbre rat gastronome de Pixar méritait sans doute cette mise en valeur, et l’implantation de cette attraction à quelques 35 km de Paris apparaît extrêmement logique dans la stratégie de développement du parc… L’ambiance parisienne du lieu, et la combinaison Tour Eiffel – Belle au Bois Dormant plébiscitée par les visiteurs se trouve renforcée.

L'attraction Ratatouille ouvrira ses portes le 10 juillet
Pour ce lancement, Disneyland a, comme il se doit, investi lourdement en publicité. La campagne de printemps du parc est toute entière orientée autour de Ratatouille, et tourne depuis quelques semaines sur les grandes chaînes de télévision. Le plan de diffusion est principalement articulé autour des tunnels jeunesse (dessins animés du matin) et sur le pré-prime. Audiences privilégiées des familles.


En complément, Disney s’est lancé dans le développement d’une petite application Facebook vous proposant de vous réincarner en rat.
RatBooth, c’est son nom, est une application de réalité augmentée au fonctionnement très simple : elle capture votre visage grâce à la webcam de votre ordinateur/tablette et réinterprète celui-ci en « rat« . Libre à vous d’ajouter à la représentation différents accessoires (lunettes, chapeaux, colliers…) pour coller au mieux à la réalité. Vous pouvez ensuite capturer vos meilleures mimiques « ratesques » et les partager sur Facebook avec vos amis. Une application plutôt bien faite, sans être foncièrement innovante, qui n’a d’autre objectif que de recréer de la notoriété spontanée et du capital sympathie autour de Ratatouille. En supposant que le personnage en avait encore besoin…

RatBooth, transforme-toi en Rat !
L’application est toutefois symptomatique d’une petite tendance dans la promotion des loisirs et du tourisme. Les applications de réalité augmentée se développent rapidement, à l’image des travaux de la ville de Cherbourg pour la reconstitution de son château, ou de Jumièges et Cluny dans la visite virtuelle de leurs abbayes respectives. De manière plus ludique, on a vue récemment des établissements comme la Société Générale travailler à l’exploitation de la réalité augmentée pour la mise en avant de jeux sur leurs supports bancaires. Les musées ne sont pas en reste, avec par exemple cette banquise virtuelle développée pour le British Museum de Londres.


On le voit, la promotion de la réalité augmentée n’a que deux limites : l’imagination des concepteurs, et les disponibilités en termes de device et d’usage.
A savoir que l’application doit forcément s’inscrire dans un cadre pratique, et qu’on demandera difficilement à un internaute de promener sa tablette dans un lieu public si le bénéfice en termes d’expérience n’est pas exceptionnel. C’est un équilibre usage/contraintes que doit respecter tout développement immersif ou expérienciel… Mais les possibilités sont énormes.

Gageons que nous ne sommes qu’au début d’une longue vague d’applications toutes plus enthousiasmantes les unes que les autres ! A vos marqueurs !

A propos François Houste 418 Articles
Ange Gardien Numérique Ancien journaliste et chef de produit en hébergement digital. Aujourd'hui Directeur Conseil au sein d'une agence marketing. François travaille avec ses clients à mieux appréhender la révolution numérique et son impact sur le quotidien. Technophile, enthousiaste, nourri de web, de fun et de musique.
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