26 avril 2017

#StartUp : TapCards connecte et personnalise la carte postale

Nouvelle start-up à mettre en avant aujourd’hui sur le secteur du voyage : TapCards. Originaire d’Auvergne, cette jeune pousse se lance ouvertement sur le marché assez convoité du souvenir connecté avec une application dédié permettant à la fois de constituer son album photo en ligne, mais également de commander une carte postale connectée ouvrant l’accès à cet album photo. Démonstration rapide en vidéo :

Les applications dans le domaine du voyage se veulent multiples. Au delà du sempiternel cahier de souvenir, on pense rapidement au notion de voyage d’exception (souvenir ou remerciements après un mariage ou un voyage de noce) ou aux applications d’amplification propre aux réseaux sociaux – TapCards peut être un bel  objet de concrétisation d’une opération de blogueur-ambassadeur. Côté professionnel, on imagine facilement l’application embarquée dans différents guides de voyage – d’autant plus s’ils sont sur mesure, du côté d’un Voyageurs du Monde par exemple – ou compléter une expérience sur terrain dans un parc d’attraction comme MySuperSouvenir l’a fait l’année dernière avec le Futuroscope.
La plateforme est toujours en cours de développement et devrait voir le jour dans les 3 prochains mois. TapCards s’est toutefois fait un beau galop d’essai en participant à l’épopée française du CES à Las Vegas en janvier dernier. Pour en savoir plus, petite interview de Raphaël Lombard, fondateur et créateur du modèle :

e-Tourisme Feng Shui : Comment est née l’idée de TapCards ?
Raphaël Lombard
: L’idée m’est venue en envoyant une énième carte postale à des proches, la carte de trop très certainement. J’en ai effectivement eu marre de leur envoyer quelque chose d’aussi impersonnel, inerte et dépassé ! Parce qu’au fond, ce qui nous pousse à envoyer des cartes postales au-delà de marquer le coup, c’est simplement l’envie de transmettre l’intensité positive du moment à nos proches. L’envie de les inclure dans notre moment. Et quoi de plus naturel que de le faire en leur offrant ce qui témoigne directement de notre moment : nos photos et nos vidéos !
L’idée de TapCards était née : rendre possible l’envoi d’une photo imprimée personnelle à partir de celles du Smartphone et rendre accessible par simple contact avec un Smartphone toute les autres photos et vidéos du moment en question.

eTFS : Comment décririez-vous votre concept en 3 points ?
RL : Le concept repose sur l’idée d’avoir « en vrai » une clé de chacun de nos précieux souvenirs. En 3 points, on peut dire que cette clé est une carte-photo qui donne accès à un album numérique et qui peut être offerte.
Pour continuer sur le même chiffre, l’expérience utilisateur repose sur 3 mots d’ordre : rapidité, créativité et accessibilité.

eTFS : À quel type de cible s’adresse avant tout TapCards ?
RL : TapCards s’adresse en premier lieu au grand public, prioritairement aux femmes car elles entretiennent une relation aux souvenirs et à leur transmission qui est plus soutenue que les hommes.
Le marché des professionnels est en cours d’étude.

eTFS : Et à quelle occasion l’utilisation de TapCards vous semble la plus appropriée ?
RL : Les possibilités de personnalisation de la carte-photo connectée sont très larges (choix de la photo, de la couleur du cadre, du texte et de sa police et ce, recto verso) et le format style polaroid fait sens dans un très large éventail d’occasion. Par ailleurs, la rapidité de création/commande/visualisation permet une utilisation dans toute situation. Il n’y a pas donc pas d’occasion qui serait plus appropriée si ce n’est qu’elles ont toutes en commun un moment suffisamment fort pour que les gens aient envie de garder la clé du souvenir avec eux, de l’offrir et de la montrer à leurs proches.
Pour en citer quelques-unes, il y a les vacances, le roadtrip, le weekend entre amis, une journée dans un parc de loisirs, un festival de musique, une naissance, un mariage, un anniversaire…

TapCards

eTFS : On assiste à une émergence des liaisons papiers-digital – par l’intermédiaire du mobile. Vous pensez qu’il y aura démocratisation de ces usages dans le futur ?
Le mobile apporte l’accès à du service d’information, de création, de commande et d’interactivité sociale.
Le papier apporte une visibilité forte et une rapidité d’accès à de l’information figée. Par ailleurs, lorsque le papier est objectifié, il est le symbole matériel d’une proximité humaine entre son possesseur et celui qui lui envoi (marque ou personne). Il est à comprendre par relation humaine, une marque d’affection, une attention personnellement adressée, un présent qui véhiculera de l’attachement affectif au contenu et donc à celui qui en est à l’origine.
Lier du papier objectifié à du contenu numérique permet donc d’offrir une expérience plus consistante qui combine proximité humaine, volume de donnée et fonctionnalité. Dit autrement, ce type d’objet connecté constitue une clé matérielle offrant un accès privé à quelque chose de particulier auquel le récipiendaire sera réceptif. Il y a donc un lien d’exclusivité entre l’objet personnalisé et son contenu digital qui marque plus significativement l’esprit qu’un contenu numérique seul ou qu’un simple morceau de papier.
Dans un contexte où le marketing est de plus en plus assujetti à la mobilité et où l’enjeu est de mettre au cœur de toute initiative l’humain, la nouvelle génération de produits papier liés à des services applicatifs prend tout son sens. Leur démocratisation est donc évidente.

La démocratisation a été amorcée il y a un peu plus de deux ans maintenant. Les startups qui ont ouvert ce segment de marché ont vu leur vente s’envoler, notamment celles qui se sont lancées sur le format polaroid. Et pour cause, les Smartphones produisent depuis ses 3 dernières années des photos d’une qualité très satisfaisante et permettent une vraie instantanéité de capture et de partage. Ils sont donc devenus l’appareil photo de tous les moments. Permettre aux gens de pouvoir les transformer en photo imprimée directement à partir de leur Smartphone était une réponse intelligente à ce nouvel usage du mobile. Le marché de l’app to print est devenu très concurrentiel et la démocratisation est fortement amorcée.

eTFS : Quel est le modèle économique derrière tout ça ?
RL : Le service applicatif est entièrement gratuit sans durée limitée tant au niveau de l’application pour créer/commander une tapcards qu’au niveau de la visualisation de l’album via le navigateur web du Smartphone.
Le revenu est dégagé de la vente de chaque tapcards réalisée via l’application mobile.
Une fois lancé sur le marché, il va être étudié le niveau de consommation pour définir une offre « grand volume » pour adapter un tarif dégressif.

eTFS : Vous avez fait le CES cette année avec d’autres start-ups françaises, comment s’est passé le salon pour vous ?
La région d’Auvergne de laquelle est issue la startup m’a proposé de candidater pour exposer au CES. Cela a été une véritable opportunité de test à une échelle directement mondiale notre nouvelle génération de carte photo « connectée » et plus particulièrement auprès des professionnels.
Bien que le produit était présenté en B2C, les professionnels ont projeté très facilement l’intérêt applicatif dans leur propre domaine d’activité, et notamment dans celui idée l’évènementiel et de la communication.
Au total, c’est avec plus de 160 acteurs (du géant américain tel que Shutterfly ou encore LVMH, aux organisateurs d’évènement locaux) que nous avons discutés. C’était palpitant ! Par ailleurs, parmi les acteurs présents sur ce salon nous avons eu la bonne surprise de rester une première mondiale.
Cette expérience a été intense de par notre petit effectif sur le stand et d’autant plus que c’était le premier salon et la première fois sur le sol américain !

eTFS : Quelles sont les prochaines étapes pour le développement de TapCards ?
RL : La prochaine étape est le lancement commercial, prévu d’ici 3 mois.
Le marché des professionnels est en cours d’étude en vue d’une adaptation de la solution et du modèle économique selon leur besoin et mode de fonctionnement.

A propos François Houste 418 Articles
Ange Gardien Numérique Ancien journaliste et chef de produit en hébergement digital. Aujourd'hui Directeur Conseil au sein d'une agence marketing. François travaille avec ses clients à mieux appréhender la révolution numérique et son impact sur le quotidien. Technophile, enthousiaste, nourri de web, de fun et de musique.
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